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Mai 2026 – Soutenance de thèse – Pauline Secchioni : Vivre sous terre et derrière les murs, la citadelle de Doullens au XXe siècle : étude historique et archéologique

 

Soutenance de thèse publique à l’Université de Picardie Jules Verne (UPVJ), à 9h30 le vendredi 22 mai 2026. UPJV, site de la citadelle (10 rue des Français Libres), salle E002.

Jury :
M. Xavier Boniface, professeur à l’Université de Picardie Jules Verne (directeur)
M. Nicolas Faucherre, professeur émérite à l’Université d’Aix-Marseille
Mme. Marie-Laurence Haack, professeur à l’Université de Picardie Jules Verne (directrice)
M. Nicolas Meynen, maître de conférences HDR à l’Université Toulouse II Jean Jaurès (rapporteur)
Mme. Emilie d’Orgeix, professeur à l’École Pratique des Hautes Études- PSL université (rapporteur)
M. Gilles Priault, archéologue à Somme Patrimoine

Résumé

Construite pendant le règne de François Ier, la citadelle de Doullens dans la Somme a connu de nombreuses fonctions jusqu’à la fin du XIXe siècle : place forte, lieu d’assignation à résidence, prison politique puis d’État, maison d’incarcération pour jeunes femmes et école de préservation pour jeunes filles. Au cours du XXe siècle, elle a été au cœur des deux conflits mondiaux, dont l’après-guerre d’Algérie dans les années 1960. Bien qu’elle ait été obsolète d’un point de vue défensif depuis le XVIIe siècle, diverses administrations l’ont pourtant investie pour y installer des structures temporaires : hôpitaux militaires, centre de neurologie et de psychiatrie, Frontstalag, camp d’internement administratif, centre opérationnel, Baubrigade et centre d’accueil pour les Harkis et leur famille. L’intérêt historique et archéologique porté à la citadelle, bien que récent, est ainsi porteur de nouvelles perspectives d’étude.

Cette thèse repose ainsi sur la confrontation des sources archivistiques et des données archéologiques pour étudier à la fois les conditions de vie et l’usage de l’espace dans la citadelle. Trois thématiques y mettent en lumière les continuités et les ruptures d’une période à l’autre. L’étude du bâti offre, d’une part,  une vue d’ensemble du site en analysant les formes et les fonctions de chaque bâtiment. L’étude des graffitis permet, d’autre part,  d’étudier l’appropriation d’un espace par un individu dans le but de conserver une identité propre. Enfin, L’étude du mobilier archéologique permet d’identifier diverses zones dans la citadelle répondant à des objectifs différents. Ces trois thématiques offrent ainsi trois niveaux d’échelle qui replacent l’homme dans le processus d’organisation spatiale du site.

Illustration : photographie aérienne de la citadelle de Doullens, 1947. Droits : Remonter le temps – IGN

 

Emilie d'Orgeix
Emilie d'Orgeix

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Emilie d'Orgeix (18 mai 2026). Mai 2026 – Soutenance de thèse – Pauline Secchioni : Vivre sous terre et derrière les murs, la citadelle de Doullens au XXe siècle : étude historique et archéologique. GIS Patrimoines militaires P2ATS. Consulté le 13 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/1685z